
Selon le rapport du géant des services professionnels PwC, plus de 40 pays élaborent des lois, établissent des régimes de licence et établissent des lignes directrices pour les pièces stables rien qu’en 2023, avec des incohérences et des lacunes importantes dans ces efforts.
Quatre piliers d’intervention
Le rapport identifie quatre domaines clés qui attirent l’attention de la réglementation :
- Cadres Stablecoin : Créer des lignes directrices pour les pièces stables de plus en plus populaires, conçues pour lier leur valeur aux actifs traditionnels comme le dollar américain.
- Conformité aux règles de voyage : Mise en œuvre de la règle de voyage du Groupe d’action financière (GAFI), exigeant que les échanges de crypto-monnaie partagent les données des clients pour les transactions dépassant un certain seuil.
- Licence : Établir des régimes de licence pour les entreprises de crypto-monnaie afin de garantir la conformité et la protection des consommateurs.
- Annonces: Déterminer quels actifs cryptographiques peuvent être négociés sur des bourses réglementées.
Engagement inégal des réglementations
Certains pays, comme le Japon, les Bahamas et certaines parties de l’UE, ont tout mis en œuvre et ont abordé les quatre grandes règles de cryptographie : les pièces stables, le partage de données, les licences et ce qui peut être échangé. D’autres, comme l’Inde, le Brésil et l’Ouganda, ont joué la carte cool et se sont concentrés uniquement sur une ou deux choses. Cela montre que différents pays ont des opinions différentes sur la façon de gérer l’ensemble de la cryptographie.
La règle de voyage prend les devants
La règle de voyage du GAFI est apparue comme la réglementation la plus largement discutée, captivant l’attention de 40 des 42 juridictions étudiées. La mise en place de cadres stables a toutefois suscité moins d’intérêt, huit pays, dont l’Inde, le Brésil et la Turquie, n’abordant même pas le sujet.
La Turquie est seule
La Turquie se démarque comme la seule exception, ne parvenant à réaliser aucun progrès sur les initiatives liées à la cryptographie au niveau national. Cela dresse un tableau sombre de la diversité des engagements réglementaires à travers le monde.
Construire un avenir cryptographique unifié
Le rapport souligne le besoin urgent d’une plus grande coopération internationale et d’une plus grande harmonisation dans le paysage réglementaire de la cryptographie. L’approche disparate actuelle crée de l’incertitude pour les entreprises et entrave le potentiel d’une adoption généralisée. La mise en place d’un cadre unifié dépend toutefois de la conclusion d’un consensus sur la nature fondamentale et les risques des crypto-monnaies.