
Dans un segment détaillé d’un podcast récent, l’analyste de Bloomberg, James Seyffart, a proposé une analyse perspicace et nuancée des fonds négociés en bourse (ETF) Bitcoin au comptant, en se concentrant sur les différences opérationnelles entre les modèles de transactions en nature et en espèces. Son commentaire s’est penché sur la nature complexe de ces modèles, soulignant leurs implications pour l’efficacité fiscale, un facteur essentiel qui distingue les ETF des fonds communs de placement.
Approche en nature : un modèle fiscalement efficace
Le modèle de transaction en nature était au cœur de la discussion de Seyffart. Cette approche, principalement adoptée dans le secteur des ETF, implique des participants autorisés ou des teneurs de marché qui créent et rachètent des actions d’ETF en collectant et en fournissant du Bitcoin à l’émetteur en échange d’actions équivalentes. Notamment, l’Internal Revenue Service (IRS) ne considère pas ces échanges comme des événements imposables, ce qui améliore l’efficacité fiscale des ETF. Seyffart a souligné l’avantage de cette méthode dans le maintien d’un écart minimal entre la valeur liquidative (VNI) et les prix du marché, s’alignant ainsi étroitement sur les réalités du marché.
Transactions en espèces : moins populaires, plus de fardeau fiscal
En revanche, Seyffart a comparé cela au modèle de transaction en espèces, plus couramment observé dans les fonds communs de placement. Ce modèle induit un événement imposable au niveau du fonds lorsque les participants autorisés échangent des espèces contre des actions ETF, entraînant des distributions de plus-values dues à l’achat et à la vente de Bitcoin au niveau de l’émetteur. Selon Seyffart, cette approche a un impact significatif sur l’efficacité fiscale de l’ETF, exposant les investisseurs à d’éventuels impôts sur les plus-values, contrairement au modèle en nature.
Gains en capital : une analyse comparative
Soulignant les résultats pratiques de ces modèles, Seyffart a noté que les ETF suivant l’approche en nature distribuent rarement des gains en capital. À l’opposé, les fonds communs de placement distribuent généralement les plus-values à la fin de l’exercice, ce qui entraîne une charge fiscale plus importante pour les investisseurs. Il a souligné l’avantage stratégique du modèle en nature, qui permet une gestion plus avisée des distributions de gains en capital, offrant aux investisseurs un plus grand contrôle sur leur portefeuille et un meilleur timing pour comptabiliser les gains.
Efforts de l’industrie et position de la SEC
Malgré les avantages évidents du modèle en nature, Seyffart a reconnu les réserves de la Securities and Exchange Commission (SEC). Il a toutefois souligné les efforts concertés de l’industrie, menés par des géants comme BlackRock, Grayscale, Fidelity et Ark, pour défendre ce modèle. Il a fait valoir que l’approche en nature correspond aux souhaits des émetteurs et des investisseurs, améliorant ainsi l’efficience fiscale et l’efficacité opérationnelle.
Pour l’avenir, Seyffart, aux côtés de son collègue Eric Balchunas, prévoit l’approbation potentielle des premiers ETF Spot Bitcoin vers le 8 ou le 10 janvier 2024. Ils s’attendent à une cotation rapide sur le NYSE Arca, avec l’ordre dicté par les émetteurs.
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