
La récente dispute entre Elon Musk et l’Anti-Defamation League (ADL) a dégénéré en un imbroglio juridique.
Musk a annoncé son intention d’intenter une action en diffamation contre l’ADL, accusant l’organisation d’avoir porté atteinte à la réputation et aux revenus de X en le qualifiant, lui et la plateforme, d’antisémites.
Elon Musk s’en prend à la Ligue anti-diffamation
Les allégations de Musk sont criantes :
« Nos revenus publicitaires aux États-Unis sont toujours en baisse de 60%, principalement à cause de la pression exercée sur les annonceurs par ADL (c’est ce que nous disent les annonceurs), ils ont donc presque réussi à tuer X/Twitter ! »
Cette affirmation fait suite à des mois de tensions et de querelles publiques entre Musk et diverses organisations sur la question des discours de haine sur la plateforme X.
Selon un rapport du New York Times, les revenus publicitaires de X aux États-Unis ont chuté à 88 millions de dollars sur une période de cinq semaines au deuxième trimestre, reflétant une baisse de 59 % par rapport à l’année précédente.
Même si Musk attribue ce déclin uniquement à l’influence de l’ADL, les experts du secteur offrent une perspective plus nuancée.
TechCrunch, dans une analyse récente, a fait valoir que des facteurs externes tels qu’une économie lente et le comportement public controversé de Musk pourraient également contribuer à la diminution des revenus publicitaires de X.
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Un passé mouvementé avec un contenu antisémite
Mais pourquoi l’accusation de l’ADL est-elle un point crucial ? L’ADL, organisme de surveillance contre l’antisémitisme et les discours de haine, a une influence considérable. Ses opinions peuvent faire ou défaire les relations entre les annonceurs et les plateformes. De plus, l’ADL a l’habitude de critiquer les réseaux sociaux pour leur politique laxiste en matière de discours de haine.
Un rapport de 2016 de l’ADL a souligné l’augmentation du contenu antisémite sur Twitter bien avant que Musk n’acquière la plateforme.
Plus tôt cette année, l’Allemagne a intenté une action en justice contre X pour ne pas avoir réprimé les publications négationnistes de l’Holocauste, une infraction pénale dans le pays. Musk a lui-même été critiqué pour s’être engagé dans des contenus antisémites.
Cela suggère que le problème du discours de haine sur X comporte de multiples facettes. Il s’agit d’un problème qui ne peut être attribué uniquement à un parti ou à une institution.
Cependant, il est crucial de noter que la plateforme, propriété de Musk, a également poursuivi le Centre britannique à but non lucratif pour contrer la haine numérique (CCDH). X a accusé le CCDH d’avoir manipulé des données pour affirmer que X n’avait pas réagi à 99 % des messages de discours de haine publiés par les utilisateurs de Twitter Blue.
Face à la surveillance accrue des organismes de surveillance et du public, les annonceurs doivent faire preuve de plus de prudence que jamais. Leurs budgets sont limités et leur image de marque est en jeu. Ils se tourneront vers les plateformes qui défendent la liberté d’expression et veilleront à ce que cette liberté ne se transforme pas en discours de haine.
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